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Le
support
Au moyen-âge, les peintres peignaient sur des panneaux
de bois, poncés et enduits de colle et de plâtre. Mais, ce
support étant lourd, encombrant et long à préparer,
dès le XVIème siècle ils préfèrent
une toile tendue sur un cadre léger : le châssis. A la différence
du bois, la toile ne craque pas lorsque la température varie. Jusqu'au
XIXème siècle, les toiles étaient faites de chanvre,
de lin, de genêt, ou d'ortie. Depuis, de nouveaux textiles sont
apparus : le coton, le jute, le coco et les fibres synthétiques.
Les
toiles que j'utilise pour la peinture à l'huile sont en
lin ou en coton. La toile de lin est la meilleure : elle se distingue
par sa rigidité et sa couleur grisâtre. Le coton est plus
doux au toucher et sa teinte est gris clair.
Ces toiles sont montées sur des châssis à
clefs. Ces clefs permettent de retendre la toile à loisir.
J'utilise également des cartons entoilés,
c'est à dire garnis de toile et n'exigeant aucune préparation.
Les
formes varient selon le but recherché ou tout simplement selon
le goût. La toile rectangulaire est parmi les plus
courantes. Elle s'utilise verticalement pour les portraits et horizontalement
pour les paysages. Plusieurs tailles sont disponibles (mesures internationales)
:
NUMERO |
FIGURE |
PAYSAGE |
MARINE |
1 |
22x16 |
22x14 |
22x12 |
2 |
22x19 |
24x16 |
24x14 |
3 |
27x22 |
27x19 |
27x16 |
4 |
33x24 |
33x22 |
33x19 |
5 |
35x27 |
35x24 |
35x22 |
6 |
41x33 |
41x27 |
41x24 |
8 |
46x38 |
46x33 |
46x27 |
10 |
55x46 |
55x38 |
55x33 |
12 |
61x50 |
61x46 |
61x38 |
15 |
65x54 |
65x50 |
65x46 |
20 |
73x60 |
73x54 |
73x50 |
25 |
81x65 |
81x60 |
81x54 |
30 |
92x73 |
92x65 |
92x60 |
40 |
100x81 |
100x73 |
100x65 |
50 |
116x89 |
116x81 |
116x73 |
60 |
130x97 |
130x89 |
130x81 |
80 |
146x114 |
146x97 |
146x90 |
100 |
162x130 |
162x114 |
162x97 |
120 |
195x130 |
195x114 |
195x97 |
La
peinture
Avant l'invention de la peinture à l'huile, les
tableaux, peints à la cire ou à l'oeuf, séchaient
vite. Il fallait les réaliser rapidement, sans correction. Le peintre
utilisait à cette époque des pigments broyés avec
de l'eau qu'il mélangeait à du jaune d'oeuf. Ces peintures
étaient conservées dans des vessies de porc.
La peinture à l'huile fut fabriquée à partir de pigments
mélangés à de l'huile (de lin, d'oeillette ou de
noix) et à des essences végétales, ce qui eut l'avantage
de sécher lentement. Avec cette peinture en tube d'étain,
très facile à transporter, les peintres ont pu s'évader
de leurs ateliers. Renoir, lui même, affirmait : "ce sont les
couleurs en tubes qui nous ont permis de peindre complètement sur
nature. Sans les couleurs en tubes, pas de Cezanne, pas de Monet, ni de
Pissarro, pas de ce que les journalistes devaient appeler l'impressionnisme."
Les
peintures de mes tableaux sont toutes des peintures de grande
qualité, sélectionnées parmi les meilleures
marques, miscibles entre elles et non diluables à l'eau, ce qui
leur confère une excellente qualité.
Les couleurs sont fabriquées à partir de teintes
de base mélangées entre elles afin de trouver la
couleur exacte. Parmi elles, on retrouve
l'ocre
jaune
la
terre d'ombre brûlée
la
terre de sienne brûlée
la
terre de sienne naturelle
le
blanc de titane
le
bleu de cobalt
le
bleu de prusse
le
bleu outremer
le
carmin d'alizarine
le
jaune citron
le
rouge
le
vert anglais
le
vert émeraude
Les
pinceaux
Ils sont faits de poils (de putois, d'ours, de blaireau,
...), de fibres végétales ou synthétiques. Ils ont
une taille et une forme différentes selon leurs usages. Pour la
peintures à l'huile, on utilise des brosses à poils durs.
La
palette
Depuis le XVème siècle, le peintre dispose
et mélange les couleurs sur une plaque de bois, de pierre, d'ivoire
ou même de cristal. Au sens figuré, le mot "palette"
désigne la gamme de couleurs choisie par l'artiste. Petite et carrée
à l'origine, elle devient au XIXème siècle, large,
en forme de haricot avec un trou pour passer le pouce. Picasso dira :"ma
palette est un journal; quand la page est pleine, je l'arrache et je la
jette. Parfois, cela me fait de la peine, car ma palette finit souvent
par donner un bon tableau".
Le
chevalet
C'est un élément important de la panoplie
du peintre. Il supporte la toile pendant que l'artiste travaille. On utilise,
en atelier, des chevalets de taille moyenne, stables et réglables
en hauteur et en inclinaison. Lorsque l'on peint en pleine nature, on
utilise alors un chevalet de campagne, pliable, léger et facile
à transporter mais très instable, surtout lorsqu'il y a
du vent. |